Le Droit à la ville

10 Mar

Flyer Droit à la ville

Flyer Droit à la ville verso

Quelques détails… 

LE DROIT À LA VILLE
Quelle place pour le droit à la ville dans nos sociétés contemporaines urbanisées ?

Nos espaces de vie, particulièrement ceux de la ville, évoluent au rythme de la mondialisation ; les mutations urbanistiques, parfois parées des mots “culture” ou encore “développement durable” entraînent avec elles plusieurs phénomènes dont la gentrification est l’une des problématiques: rénover, innover, construire, pour transformer et réinventer les quartiers, les lieux de vie. Petit à petit, les habitants se transforment eux aussi.
Si la sphère capitaliste accompagnée d’urbanistes et autres faiseurs d’espaces revêt un rôle de premier plan dans ce processus, nous avons toutes et tous une part de responsabilité au sein de ce phénomène. Il est important aujourd’hui de s’interroger sur ces mutations qui s’opèrent au sein de nos villes, de prendre conscience notre rôle dans ce processus afin que chacun se réapproprie son “ droit à la ville ” : savoir explorer et observer la ville dans toutes ses dimensions et revendiquer le droit de l’organiser collectivement par et pour les habitants.

Cette journée se propose donc d’explorer le sujet aujourd’hui plus que d’actualité du « droit à la société urbaine » ou « droit à la ville » à travers plusieurs angles d’approche.

«  C’est l’activité des individus et des groupes dans la vie de tous les jours qui fonde la société. Il faut donc réfléchir à l’essence de cette activité quotidienne,
pour comprendre le monde et pouvoir le changer. » – Grégory Busquet

CAFÉ-DÉBAT
LA TRÊVE HIVERNALE SE TERMINE, ET MAINTENANT ?
Comme chaque année, la trêve hivernale prend fin le 31 mars. Expulsés sans solution de relogement, des ménages en situation d’impayé et des occupants sans droit ni titre se retrouvent à la rue, les dispositifs sociaux étant incapables de donner une réponse à la plupart de ces situations d’urgence.

La trêve empêche les expulsions pendant la période hivernale où les risques sanitaires pour les personnes à la rue sont accrues. Néanmoins le droit au logement est inscrit dans la constitution et dans les lois du droit français et il ne nous semble pas un principe renégociable à chaque arrivée de printemps.

Quelles réflexions, quelles réponses et quelles actions pouvons nous apporter collectivement à cette situation ?

CONFÉRENCE GESTICULÉE
« SANS TOIT NI LOI… OU LA GENTRIFICATION CONTRE LE DROIT À LA VILLE »
Par Anna

La recherche d’un appartement où loger, lorsqu’on n’a pas beaucoup de revenus, peut être très difficile ; mais trouver un lieu à habiter à part entière, un espace-ressource pour créer, inventer et s’organiser collectivement est une véritable quête.
À travers l’exploration d’une ville, en flânant dans ses beaux quartiers et ses espaces en «gentrification», en parcourant ses chemins de traverse et en repérant des niches cachées, cette conférence gesticulée nous permet de découvrir plusieurs expériences d’habitations alternatives.
C’est un parcours qui nous permet d’approfondir des notions liées à la sociologie urbaine et qui nous amène à redécouvrir un droit fondamental et pourtant souvent oublié : le droit à la ville.

PROJECTION
LA FÊTE EST FINIE, film documentaire de Nicolas Burlaud – 72 min, 2015
Partout en Europe, sous les assauts répétés des politiques d’aménagement, la ville se lisse, s’embourgeoise, s’uniformise. Cette transformation se fait au prix d’une exclusion des classes populaires, repoussées toujours plus loin des centres-villes.
L’élection de Marseille en 2013 au titre de « Capitale Européenne de la Culture » a permis une accélération spectaculaire de cette mutation.
Là où brutalité et pelleteuses avaient pu cristalliser les résistances, les festivités, parées de l’aura inattaquable de « la Culture », nous ont plongés dans un état de stupeur. Elles n’ont laissé d’autre choix que de participer ou de se taire.

EXPOSITION
TRÊVE[S], exposition photo de Romain Costaseca et Philippe Merchez
Un mot, un titre et une exposition pour évoquer différemment la trêve hivernale, cette loi qui permet à l’entrée de l’hiver d’offrir parfois un répit à tous ceux qui « habitants sans droits ni titres », vivent par choix ou nécessité dans des espaces qu’ils s’approprient en dehors de toutes règles.
Romain Costaseca témoigne en noir et blanc de la vie quotidienne, au rythme des ouvertures, des expulsions, des procès, des ouvertures… Philippe Merchez quant à lui, montre en couleur, en carré, des espaces de vies, privés, simplement quotidiens.
Avec un parti pris affirmé, ces deux photographes montrent dans une exposition commune les réalités de ces lieux. Avec leurs images, ils donnent implicitement la parole à ces habitants qui apportent à leur manière une réponse sociale aux difficultés rencontrées.

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